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Test de Sengoku
Écrit par Roms6 le vendredi 14 octobre 2011 à 03:55:31
Sengoku Annoncé lors de l'E3 dernier sous le nom de code « Project Glory », Sengoku est le dernier titre en date de Paradox Interactive. Visiblement, cela faisait un moment que les développeurs avaient envie de créer un nouveau jeu se focalisant sur la période médiévale du Japon. Le Clausewitz Engine n'est donc pas qu'un moteur uniquement destiné à produire des suites, il est également là pour apporter de nouvelles licenses. Pour notre plus grand bonheur ?

Si Sengoku est né pendant le développement de Crusader Kings 2, ce n'est pas un hasard car il est un cousin très proche. Dans Sengoku vous êtes à la tête d'un clan pour gérer des relations avec de nombreux personnages (votre famille, vos courtisans, vos vassaux, etc.) et d'autres clans, avec pour but ultime de dominer le Japon. Oui, d'emblée sachez que l'autre partie importante du jeu est la guerre, il porte bien son nom.

Le plus accessible des jeux Paradox

L'interface

sengoku-524 Les connaisseurs se souviennent sans doute de l'interface de Crusader Kings, tellement peu intuitive. Ce n'est pas le cas ici. Il faut reconnaître que cela fait quelques temps que l'interface n'est plus le point faible des jeux Paradox, tout comme la map, qui est au passage très jolie.

Les personnages étant très nombreux, il est possible de les trier selon des critères bien précis, tels que le genre, la dynastie, l'âge, les compétences, etc. Chaque portrait d'un personnage permet d'ailleurs d'interragir avec lui d'un simple clic-droit. Un personnage vous propose un marriage, mais le nom de clan et son symbole ne vous disent rien ? Un clic-droit sur le personnage vous mènera à l'emplacement du clan. De la même façon, vous pourrez directement accéder à l'interface des négociations.

Commencer

sengoku-525 En début de partie, vous devrez nommer un conseiller dédié à la diplomatie, un autre à la guerre et un dernier à la garde. Votre choix se fera selon les trois compétences correspondantes. Comme le monde est bien fait, une liste des courtisans triée selon la compétence principale requise vous est proposée lors d'une nomination. Tous ces petits raffinements n'ont l'air de rien, mais leur absence dans Crusader Kings a sans doute repoussé plus d'un joueur, tout en nuisant à la « fluidité » de jeu pour ceux s'en étant accommodé.

Une fois les conseillers nommés, vous n'avez plus qu'à leur affecter régulièrement des missions sur une province : améliorer un village, améliorer des fortifications, recruter un ninja, améliorer vos relations avec un autre clan, etc.

Guerre totale

Guerre de clans et complots

sengoku-526 Dans Sengoku, le danger immédiat pourra venir de l'extérieur, mais il pourra également venir bien souvent de l'intérieur. D'un vassal ambitieux auquel vous auriez attribué un peu trop de provinces lors de vos conquêtes par exemple. Il pourrait choisir de déclencher une guerre civile, bonnes relations ou pas.

On l'a déjà dit, l'aspect principal de Sengoku est incontestablement la guerre. Une fois vos conseillers nommés, vous n'aurez qu'une idée en tête : rouler sur le plus petit clan à proximité. Vous déclarez la guerre, mobilisez votre armée, patientez sur les provinces de votre ennemi, et envoyez éventuellement un ninja affaiblir les défenses d'une province. Autre variante : vous avez grossi, mais les clans limitrophes ont sensiblement la même taille que le votre, ou sont bien plus gros. Dans ce cas, il va falloir utiliser le système de complot en espérant que d'autres clans se joignent à vous.

Le système de paix est un peu différent de ce que l'on avait connu jusqu'à présent. Une fois qu'une province est occupée, elle est automatiquement annexée. Une paix blanche ne fera qu'arrêter la guerre en tenant compte des frontières nouvellement établies.

Relations, honneur et trahison


sengoku-527 Le niveau de « badboy  » (belligérance) qui était la norme dans les précédents titres du studio a disparu. Toutes les relations se basent uniquement sur l'opinion des personnages entre eux. Relations qui pourront s'améliorer en effectuant des marriages (vous pouvez avoir jusqu'à quatre épouses !), en envoyant un présent, en échangeant des ôtages, ou en attribuant un titre à un vassal. Japon médiéval oblige, un échange d'ôtages équivaut à un pacte de non-agression, les alliances n'existent pas vraiment.

Les traits de caractère d'un personnage se développeront tout au long de sa vie (via des events), et viendront jouer sur ses compétences. Ils pourront donc dans certain cas être un facteur d'opinion négative (par manque de diplomatie).

L'honneur a une place relativement importante dans le jeu. Vous vous en préoccuperez surtout lorsqu'il baissera, c'est à dire à chaque déclaration de guerre. Plus le clan visé est petit par rapport au votre, plus la perte d'honneur est importante. Il remonte facilement (un peu trop), par exemple en subventionnant des cérémonies pour l'Empereur, en attribuant une province à un vassal, ou via des events.

Pour en finir sur les détails concernant les possibilités offertes par Sengoku, on notera deux choses amusantes :

- Vous pouvez forcer un personnage de votre clan ayant peu d'honneur à se suicider.
- Un ninja peut vous permettre de vous débarasser d'un nuisible. Un nuisible un peu mieux placé que vous dans l'ordre de succession d'un clan si vous êtes un vassal, par exemple.

Events, event, vent

sengoku-528 Fait décevant, les events sont rares dans Sengoku. Une année peut parfois s'écouler sans qu'aucun event affecte votre personnage ! Pour l'anecdote, on a même cru à un bug en testant la version preview du jeu. Comment impliquer le joueur sans un minimum d'events présents pour générer une histoire unique, un côté roleplay ?

Dès lors, une sensation de vide se fait sentir, surtout lorsqu'on a joué à Crusader Kings qui lui vous spammait d'events en permanence (notamment pour l'éducation des enfants). Mais la richesse de ce dernier venait justement de là : du fait de la masse d'events vous proposant à chaque fois de nombreux choix, aucune partie ne se ressemblait.

Encore un peu de thé ?

On pourrait assimiler Sengoku à du thé : cela vous détendra mais vous ne deviendrez probablement pas accroc. Pour ceux qui sont plutôt café, soyons clair, Sengoku pourrait donc ne pas vous plaire.

Certes, la période se résumait principalement à une guerre de clans. Le souci n'est pas là, on s'amuse volontiers à comploter et écraser d'autres clans, malgré des mécanismes de jeu un peu simples. Non, ce qui nous chagrine réside principalement dans l'absence d'histoire réelle entre les personnages, symbolisée par le manque d'events du jeu. On ne retrouve pas le côté roleplay qu'avait Crusader Kings dans Sengoku. De ce fait, il devient plus difficile de voir quelque chose d'épique dans chaque partie. Et comme il ne s'agit pas non plus d'un jeu de grande stratégie, le risque de vous lasser rapidement est important.

Alors oui, les développeurs n'hésitent pas à rappeler que le temps de développement consacré à Sengoku a été moins long que d'habitude, et que son prix est de ce fait moins élevé (29.95 euros au lieu de 39.95 habituellement). C'était bien le minimum à faire sachant que le résultat n'est pas très convaincant. On vous invite donc à vous faire une idée avec la démo avant tout achat.
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